Notre âme représente ce que nous sommes au plus profond de nous, ce qui nous guide, notre source. Notre personnalité est la manière dont nous sommes dans cette vie, notre manière d’être et de réagir. Tant que l’harmonie règne entre ces éléments, nous nous sentons sereins, en paix et ne devons pas craindre la maladie. « Pour être en bonne santé, il faut être en harmonie avec son âme ».

Une émotion négative (négative signifiant difficile à vivre) est le résultat d’un conflit, d’une distorsion entre l’âme et la personnalité, comme si le contact entre elles avait été coupé. Cet état peut, à terme, engendrer la maladie, dernière étape de ce conflit, son reflet ancré dans le corps. De là, la conclusion du Dr Bach que nous sommes tous responsables de notre santé. « La santé est notre héritage, notre droit. C’est l’union totale et profonde entre l’âme, l’esprit et le corps. »

Comment exercer cette responsabilité ?

 En étant attentif à ce qui nous fait souffrir, à ce qui nous perturbe : émotions, pensées, comportements. Non pas qu’il faille lutter contre eux (ce serait leur donner de l’importance et dépenser inutilement de l’énergie). Non. Il faut y être attentifs, d’abord pour en être conscients, puis pour pouvoir développer leurs correspondants positifs : transformer la peur en courage, le chagrin en consolation, la rumination mentale en paix de l’esprit, la dévalorisation en confiance en soi, etc. « Bénissez vos défauts, ils vous montrent le bon chemin ».

Comment trouver ce bon chemin ? Comment développer ces attitudes positives ? En prenant les Fleurs de Bach qui correspondent à ce qui est difficile, car elles permettent de rétablir le contact entre notre âme et notre personnalité, donc à restaurer l’équilibre qui fait « fondre comme neige au soleil » nos souffrances.

Cette démarche implique d’aller contacter ce qui se passe en notre for intérieur et d’être précis. Le Dr Bach voulait une méthode simple, sans danger et à la portée de tous, mais l’émotionnel humain n’est pas toujours si facile à décoder.

C’est ici qu’un conseiller en Fleurs de Bach peut nous aider, que nous ayons l’habitude de l’introspection ou non.

Rôle du conseiller

 Le simple fait de nous exprimer et qu’il nous écoute nous permet de prendre un certain recul par rapport à nos souffrances et d’ainsi mieux les identifier. Ce sont ses qualités d’écoute active et sans jugement qu’il mettra à notre profit en posant des questions pour la plupart ouvertes afin de nous aider à préciser ce qui nous tourmente, en reformulant et en résumant ce que nous lui avons exprimé.

Préciser ce qui nous tourmente est essentiel. C’est ce travail qui conduit au bon choix des fleurs et, par conséquent, à leur efficacité. Un mot n’est pas l’autre. Chacun donne un sens aux mots qui est lui propre en fonction de son éducation, de son vécu et de sa sensibilité. A titre d’exemple, l’angoisse sera pour certains une crainte sourde et vague (Aspen), pour d’autres la peur qu’il arrive quelque malheur à leurs enfants (Red Chestnut), pour d’autres encore un sentiment de dévalorisation et de ne pas pouvoir y arriver (Larch)…

Cet échange ne relève pas de la psychothérapie, car on ne recherche pas le pourquoi et le comment des difficultés mais uniquement à les identifier. C’est ce véritable travail d’équipe, entre le conseiller et la personne qui le consulte, qui permet d’aller vers les fleurs qui répondent aux besoins du moment.

En nous invitant à nous observer entre deux séances et à faire attention aux changements qui s’opèrent en nous (émotions qui remontent à la surface, comportements qui se modifient...), le conseiller nous éduque à l’introspection, démarche absolument indispensable à la prise de conscience de nos ressentis. Ce faisant, il nous permet aussi d’évoluer à notre propre rythme, laissant aux émotions négatives la liberté de s’exprimer quand nous sommes prêt à les aborder.

Son but n’est pas de nous rendre dépendant de son aide ni de son savoir, mais de partager ses connaissances et de nous transmettre toutes les informations pratiques concernant les Fleurs de Bach afin de nous rendre petit à petit autonome.